Agence Française de l'Adoption

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Agence Française de l'Adoption - Junior

Enfant en placement à la campagne
Archives DASES

Au 19ème siècle


L'abandon et le secret


Vers 1800, apparaissent les fameux "tours d'abandon". Ils remplacent les coquilles de marbre placées à la porte des églises. Le tour présente au repos sa partie convexe vers la rue. Lorsqu'une personne venait abandonner un enfant, elle sonnait ; l'appareil effectuait un demi-tour et sa partie concave se tournait vers l'extérieur. La personne déposait l'enfant et l'appareil effectuait de nouveau un demi-tour. De l'autre côté du mur se tenait une personne préposée à la réception. Ce dispositif sera supprimé à la fin des années 1860.

1860 : A partir de la fin des années 1860, le "tour d'abandon" est remplacé progressivement par un bureau des Admissions. Pour la première fois, les mères sont reçues et se voient proposer des aides pour garder leur enfant. Si l'abandon est inévitable, la mère peut laisser des informations sur les circonstances de l'abandon. Cette pratique sera officialisée par la loi du 27 Juin 1904.

1880 : Le professeur Adolphe Pinard, obstétricien de renom, crée au milieu des années 1880 une œuvre d'assistance familiale à la femme enceinte dénommée "La Mère" et chargée d'accueillir en secret dans des refuges-asiles, les femmes enceintes. Le sénateur Paul Strauss institua, à Paris et dans le département de la Seine, des refuges-ouvroirs appelés "maternités secrètes" qui à partir des années 1890, avaient pour mission d'accueillir secrètement les femmes et de les aider. Elles furent réorganisées enmaisons maternelles par le décret-loi du 29 juillet 1939.

 

                                                

 Adolphe PINARD                                                                  Paul STRAUSS

 

 

Tour de l'hôpital Saint-Vincent de Paul
gravure, Henry Pottin, 19ème siècle
Musée de l'AP-HP

Les structures d'accueil

 

1849 : Le Conseil Général des Hospices devient l'Assistance Publique et continue de gérer le service des enfants assistés.

1860 : Vers 1860, l'Hospice des Enfants Trouvés prend le nom d'Hospice des Enfants Assistés. L'établissement accueille les enfants trouvés ou abandonnés qui transitent quelques jours à l'Hospice avant d'être placés en nourrice, en placement familial à la campagne, en orphelinat ou dans des écoles professionnelles.

 


 Centre maternel de Chatillon 1958

 

 

 

  

   Centre nourricier Bélême
Archives DASES

 

Les signes de reconnaissance

 

L'immatriculation : une fois admis comme pupille, l'enfant reçoit un numéro de matricule qui est reporté sur un registre des admissions et sur un livret qui le suit jusqu'à sa majorité. Pour les plus jeunes enfants, incapables de décliner leur identité, un signe de reconnaissance leur était attribué.

Au départ, il s'agissait d'un parchemin contenant les nom, prénoms, âge et date de recueil de l'enfant. Il était attaché au cou et accompagnait l'enfant partout.
Dans un arrêté du Conseil général des hospices de 1817, on peut lire : " ...  un collier qui sera mis de manière à ce qu'il ne puisse être ôté. Ce collier sera en cordonnet de soie (bleu pour les garçons, rose pour les filles) ; les deux bouts seront renfermés dans une petite médaille en étain portant d'un côté l'effigie de Saint-Vincent-de-Paul, et de l'autre l'année pendant laquelle l'enfant aura été déposé, ainsi que le numéro qui lui aura été donné".

Vers 1850, la médaille d'étain est remplacée par une médaille d'argent et la chaîne est recouverte de perles en forme d'olive. Il semblerait qu'en 1844-1845, le collier ait été remplacé par des boucles d'oreilles, mais ce procédé fut abandonné rapidement. Après la laïcisation en 1905, l'effigie de Saint-Vincent-de-Paul disparaît.

Les enfants pour lesquels il existe un secret d'identité se voient remettre un certificat d'origine qui fait office d'acte de naissance.

                 

Objet laissé comme symbole de reconnaissance par la mère "Portrait et billet" (Archives de Paris - 1811)                                                           

 

Objet laissé comme symbole de reconnaissance par la mère "Collier en perle de verre" (Archives de Paris - 1808)

                                   

 

 

 

  

Objet laissé comme symbole de reconnaissance par la mère "Collier avec monogramme en médaillon et billet" (Archives Paris 1817)                             

 

 

        

 

Médailles en argent remises lors du recueil des enfants (Archives DASES)                          


                                                                                                                                              

 

Objet laissé comme symbole de reconnaissance par la mère "Monogramme sur bois et billet"  (Archives de Paris - 1824)

 

 

  

 

Collier avec des perles en forme d'olive et médailles en argent remis lors du recueil des enfants (Archives AP-HP)

 

 Exemple de certificats d'origine (Archives DASES)

L'adoption

Connue depuis la plus haute Antiquité, l'adoption disparaît des pratiques du Moyen-Age et ne se trouve rétablie qu'au début du 19ème siècle par l'inscription dans le code civil de 1804.

L'adoption est permise aux personnes célibataires ou mariées âgées de plus de 50 ans qui n'auront à l'époque de l'adoption ni enfants ni descendants légitimes et qui auront au moins 15 ans de plus que les personnes qu'elles se proposent d'adoption. L'adopté doit être majeur (plus de 25 ans).

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