Agence Française de l'Adoption

Bienvenue sur le portail de l'adoption internationale

Agence Française de l'Adoption - Junior

BURKINA FASO




FICHE D’IDENTITE


-   Nom officiel : Burkina Faso

-   Aire géographique : Afrique

-   Capitale : Ouagadougou

-   Climat : Tropical

-   Superficie : 274 200 km²

-   Population : 18 475 721 habitants

-   Régime politique : République Démocratique

-   Langue officielle : Français

-   Langue des affaires : Anglais

-   Autres langues parlées : langues africaines de la famille soudanique parlée par 90% de la population

-   Monnaie : Franc CFA BCEAO (XOF)

-   Fête nationale : 11 décembre

GÉOGRAPHIE

 

 

L'altitude moyenne est de 400 m et le différentiel entre les deux points extrêmes ne dépasse pas 600 m. Le Burkina Faso est donc un pays plutôt plat, avec quelques accidents de terrain localisés.

A titre de comparaison, le Burkina Faso est huit fois plus vaste que la Belgique mais deux fois plus petit que la France et 35 fois plus petit que le Canada. Du nord au sud du pays, la distance est de 625 km, d'est en ouest de 850 km, ce qui donne au territoire une forme générale de fève de haricot. Seulement 30 % de la superficie du Burkina Faso est cultivable.

La capitale du pays est Ouagadougou (près de 2 millions d'habitants) et les principales villes sont Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya, Fada N'Gourma et Dori.

Sur le plan administratif, le pays est découpé en 13 régions, 45 provinces, constituées de 350 départements, partagés en 359 communes dirigées par des maires élus et 8 000 villages environ. La mise en place de maires entre dans le cadre d'une politique de décentralisation qui permet au peuple de s'exprimer plus facilement, notamment au sein de rencontres entre maires et conseils villageois. En 2014, le pays comptait un peu plus de 18 millions d'habitants, avec une densité moyenne de moins de 67 habitants au kilomètre carré. Le taux d'urbanisation est de 28 %.

Les 13 régions et 45 provinces du Burkina Faso – source planete burkina.com

 

 

Le socle géologique

Deux régions caractérisent le pays :

- La première est une vaste pénéplaine au relief monotone taillé dans le massif précambrien qui recouvre les trois quarts du pays, aussi appelé le plateau mossi ou Plateau central. Du point de vue géologique, la roche est constituée de massifs de granit et de gneiss. Cette plaine érodée présente des zones qui ont mieux résisté à l'érosion, en formant des massifs de collines (notamment les régions de Kougoussi et de Kaya) et des buttes tabulaires (notamment la région d'Aribinda).

- La seconde région est constituée d'un haut plateau gréseux et s'étend sur tout le sud-ouest du pays (régions de Banfora et de Bobo-Dioulasso). Le relief, plus accidenté, y est caractérisé par des zones de collines parfois abruptes qui, érodées par le vent et par l'eau, ont formé des curiosités naturelles comme les pics de Sindou, les dômes de Fabédougou près de Banfora ou les cascades de Karfiguéla. La falaise de Banfora, qui culmine à 150 m et est orientée nord-sud, limite ce haut plateau.









Photo : ci-dessus, entre Banfora et la frontière du Mali, les curieux pics de Sindou, inscrits au patrimoine touristique national, sont de curieuses manifestations géologiques forgées par l'érosion, ci-dessous, les falaises de Banfora s'arrêtent à pic en aplomb des champs de cannes à sucre.

HISTOIRE

 

 

 

Préhistoire

Le peuplement du Burkina Faso remonte au 1er millénaire avec J.-C., lors duquel une civilisation assez mal connue des archéologuesa laissé comme seuls vestiges des pierres taillées, des poteries et des gravures. Des agriculteurs commencent ensuite à défricher la forêt.

Puis arrivent des cavaliers qui instaurent une aristocratie militaire : c'est une forme de gouvernement où seuls certains membres d'un groupe dirigent tous les autres. Ici, ce sont ces cavaliers qui dirigent tous les autres. Ils passent des accords avec les populations locales : le pouvoir politique leur revient (ils sont nommés chefs de canton), mais les autochtones détiennent le terrain (ils sont nommés chefs de terre).

 

 

Moyen-Age

Entre les XIe et XIVe siècles, les Mossi arrivent dans la région. Ce peuple est aujourd'hui majoritaire dans l'actuel Burkina Faso. Ils se mêlent aux populations déjà présentes et fondent quatre royaumes, le plus puissant étant le royaume du Yatenga au Nord du pays. Ils possèdent une administration très bien organisée et centralisée Ceci permet d'envoyer rapidement des troupes de défense en cas de danger. Son roi se nomme le Mohro Naba et est sacré. Aujourd'hui encore, il existe un descendant du Mohro Naba.

Le royaume du Yatenga est tout proche de l'Empire soudanais(l'actuel Soudan), contre lequel il mène de nombreuses expéditions. En 1329, il va même jusqu'à prendre Tombouctou. Puis il résiste à l'islamisation (la conversion à l'Islam) que veut lui imposer l'Empire Songhaï.

La population du Burkina Faso se mêle ensuite à des peuples qui y émigrent, tels que les Gourmantché, les Bwa, les Sénoufo ou encore les Gan.

 

 

De la colonisation à nos jours

En 1919, la Haute-Voltaest colonisée par la France, mais en 1932 la colonie est partagée puis reconstituée en 1947. En 1957, est désigné un gouvernement. La république est proclamée en 1958, devient autonome en 1959. Le pays devient indépendant en 1960. Le premier président est Maurice Yaméogo, mais il démissionne en 1966 à la suite de soulèvements populaires.

Au nom de l'armée, Sangoulé Lamizana devient président. Il renverse la Première République et instaure un régime militaire autoritaire. En 1970, par référendum, débute la Deuxième République, mais l'armée reprend rapidement le pouvoir. Fin 1974, un conflit de frontières oppose la Haute-Volta au Mali. Une nouvelle Constitution donne naissance à la Troisième Républiquemais, en 1980, Lamizana est renversé par le colonel Saye Zerbo. Les militaires se suivent et le pouvoir est renversé plusieurs fois.

En 1984, le pays est rebaptisé Burkina Faso. En 1987, le président révolutionnaire Thomas Sankara est assassiné le 15 octobre pendant le coup d'État du président Blaise Compaoré.

Le 30 octobre 2014, un soulèvement populaire conduit à la chute de Blaise Compaoré. Depuis ces événements, le président Michel Kafando dit "de transition" était au pouvoir.

DRAPEAU

 

 

La devise officielle du pays : « Unité, Progrès, Justice ».


Histoire du drapeau

Le rouge représente la couleur de la révolution socialisteet le vert la richesse agricole du Burkina Faso. La couleur jaune de l'étoile représente la lumière qui guide la révolution.

Il a remplacé l’ancien tricolore horizontal noir-blanc-rouge lorsque la Haute-Voltaest devenue Burkina Faso en 1984. En effet, le pays venait de connaître une révolution « socialiste et populaire » dirigée par le capitaine Thomas Sankara, qui voulait marquer une rupture avec les régimes précédents. Le changement de drapeau s'inscrivait dans cette logique et n'a pas été remis en question avec les évolutions politiques du pays à la suite de l'assassinat de Thomas Sankara en 1987.

Le drapeau burkinabé s'inspire de celui du Mouvement populaire de libération de l'Angola, qui a lui-même probablement été influencé par celui du Front national de libération du Sud Viêt Nam.

 

 

Animal emblématique du pays

 

Le cheval est omni présent dans la tradition et la culture du Burkina Faso.

Accompagnant depuis toujours les chefs et leurs hommes, ce noble animal y occupe une place privilégiée.

Emblème national du pays et de son équipe de football " les Etalons", symbole du Festival de Cinéma le FESPACO (le plus grand prix s'appelle "l'Etalon d'or"), personnage mythique des légendes (la princesse Yennenga) : il est présent dans une grande partie du pays.


On dit qu'il amène bonheur et protection à celui qui le possède, source de fierté et de respect pour son propriétaire.
On raconte qu'un cheval équivaut à la prise en charge de deux femmes !

LA NATURE & L'ENVIRONNEMENT

 

Les grands problèmes écologiques du Burkina Faso concernent :

  • la désertification du territoire
  • la sécheresse,
  • la pollution atmosphérique
  • et la gestion quasi nulle des déchets.

Les solutions entreprises ou à entreprendre consisteraient en une vaste campagne de reboisement durable, une meilleure gestion de l'eau, un système de traitement des déchets et une lutte contre la pollution.

Etat des lieux. Au Burkina Faso, l'éveil de la conscience écologique en est à ses balbutiements. Dans le contexte actuel de lutte contre la pauvreté, la protection de l'environnement ne représente en effet pas une priorité, bien qu'elle soit un facteur capital pour un développement durable dans le temps.

PEUPLES ET RELIGIONS

LES TRADITIONS

LES LANGUES & L'AFA DICO

LA MUSIQUE et LA DANSE

L'ART (Artisanat, Peinture, Sculpture...)

 

Les Burkinabés sont réputés pour leurs objets en bronze. Ils sont de très bons artisans : la sculpture sur bois, la poterie, la vannerie, les objets en peaux, la fabrication des instruments de musique (djembé par exemple) font partie de leur savoir-faire.

Comme au Mali, ils ont aussi des griots qui sont des musiciens ambulants qui chantent des louanges et qui sont très appréciés de la population burkinabé. La musique burkinabé est plurielle. En général, il s’agit plutôt de musiques chantées dans les cérémonies. Elle est très festive et se joue avec les instruments locaux comme le djembé. Toutefois, le Burkina Faso évolue avec son temps et sa population urbaine est très sensible au coupé-décalé, les musiques du monde, le reggae etc.

LA LITTÉRATURE, LE CINÉMA ET LE SPORT

 

 

 

Bertrand Isidore Traoré, né le 6 septembre 1995 à Bobo-Dioulasso, est un footballeur international burkinabé qui évolue au poste de milieu de terrain au Chelsea FC.

Alain Sibiri Traoré, né le 31 décembre 1988 à Bobo Dioulasso, est un footballeur international burkinabé qui évolue au poste de milieu de terrain au FC Lorient. Il possède également la nationalité française

LE TOURISME

 

Le Burkina Faso séduit par son authenticité et l'accueil chaleureux de ses habitants. Ce pays ne possède pas de côte : les amateurs de plage de sable devront passer leur chemin… mais le pays a tellement plus à offrir.

Le Burkina Faso, ce sont des falaises, des lacs mais surtout des paysages de savane et de brousse où éléphants, girafes, antilopes, lions, panthères et autres rhinocéros ou babouins cohabitent.

Le Burkina Faso compte quatre régions touristiques aussi riches les unes que les autres.

 

La région de l’Ouest

Sur la route de Bobo Dioulasso et Banfora, le pays des Lobis et Senoufos

Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina, est réputée pour ses sites naturels fascinants et ses traditions millénaires. Musée, cathédrale, gare ferroviaire, marché de poterie, vieux quartiers, villages traditionnels, rites et musiques, places et monuments sont les caractéristiques essentielles de Bobo-Dioulasso, ancienne capitale coloniale du Burkina communément appelé “Bobo”, ville aux larges avenues ombragées, accueillante et ouverte.

Dans les environs de la ville on peut visiter la Guinguette, le Dafra, la mare aux hippos et les villages typiques de Koro, Koumi et Pala. Les dômes de Fabédougou, les cascades de Karfiguéla, le Lac de Tengrela, les Pics de Sindou, les Chutes de Tourni et de Niofila, les villages de Néguéni, de Douna, de Samorogouan, de Toussiana etc. vous émerveilleront aux environs de Banfora. La région Ouest couvre aussi le pays lobi où musées, ruines, sanctuaires et mœurs attirent de nombreux visiteurs.


Les Dômes de Banfora


Les dômes de Banfora ou les cascades de Karfiguèla se trouvent au sud-ouest du Burkina Faso et restent l'un des sites les plus touristiques du pays. L'érosion du vent et de l'eau y a façonné des "curiosités" naturelles, rochers et pics aux formes de visages, d'animaux.


 

 

LA GASTRONOMIE

 

 

Le Burkina Faso n'est pas un pays qui réserve des découvertes gastronomiques exceptionnelles.

 

Traditionnellement, les aliments se mangent avec les doigts (uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à d'autres usages qui la rendent impure), préalablement lavés dans une bassine d'eau qui vous est présentée avant le repas. Les différents plats traditionnels burkinabés sont d'ailleurs préparés pour être mangés de cette manière. Certains aliments nécessitent l'usage exclusif des doigts, comme le poulet bicyclette à la chair extrêmement ferme.

 



Le tô

Le plat national est le tô appelé saghbo en mooré, une pâte amère obtenue par la cuisson de farine de mil ou de sorgho, préalablement pilée. Parfois, la farine est obtenue à partir du maïs. Cette pâte est agrémentée d'une sauce, sorte de ragoût épais, nécessitant une longue cuisson et composée d'ingrédients divers, comme le soumbala, les tomates, les piments, les feuilles de chou, les feuilles d'oseille, les feuilles de baobab, des morceaux de carottes, etc., suivant la disponibilité. Cette sauce est parfois complétée d'un morceau de viande de boeuf, plus couramment de mouton ou de chèvre.



Riz gras - riz sauce - Couscous - Ragoût

On cuisine également, en remplacement du mil, du sorgho ou du maïs, des féculents importés comme le couscous ou le riz. On prépare alors le couscous ou le riz sauce. Le riz est blanc ou cuit avec des tomates et des oignons. Dans ce cas, il est appelé riz gras. A la base de cette sauce, on trouve traditionnellement le soumbala, qui se vend sur les marchés sous la forme de boulettes noires .Un autre plat traditionnel est le ragoût d'igname.

 

 

Poulet bicyclette & Poulet télévisé

Un autre classique de la cuisine, est le fameux et très célèbre poulet bicyclette. Cette volaille, qui se promène à l'état sauvage dans les villages et dans les rues, ressemble quand elle court à un coureur cycliste. Le poulet bicyclette, mangé le plus souvent grillé, se distingue par une chair très ferme mais succulente. Autre particularité de ce met : il est pratiquement impossible de le manger autrement qu'avec les doigts. Progrès oblige, à présent, la volaille se cuisine aussi dans des rôtissoires importées d'Europe. Ainsi préparé, le poulet est appelé poulet télévisé.

Au Burkina Faso, les jeunes gens entreprenants avec une fille lui offrent le croupion en guise d'invitation. Dans la catégorie " poulet", on rencontre également le délicieux poulet grillé, le poulet sauté, le poulet à l'ail ou encore le poulet au rabilé (levure de dolo).

 

 

Brochettes et grillades (viande et poisson)

Dans de nombreuses petites villes du pays, le jour du marché est traditionnellement l'occasion de griller toutes sortes de viandes, dont des petites brochettes épicées de mouton, de chèvre ou encore d'un très tendre filet de boeuf.

Dans les grandes villes comme Ouagadougou ou Bobo-Dioulasso, on peut acheter ces grillades toute la journée. Dans certaines régions, on vous propose également des poissons grillés, notamment un délicieux capitaine. Et si le coeur vous en dit, vous pourrez également goûter, dans certaines régions, du chien, de l'âne, du lait de chamelle... et des chenilles à Bobo-Dioulasso !



Porc au four

(à prononcer " porkaufou "). Le porc au four est une spécialité du pays Gourounsi, particulièrement de Réo. Des mini-fours installés un peu partout proposent de la viande de cochon de lait, que l'on déguste dans la journée. C'est le plat le plus demandé par les travailleurs qui en ont fait un incontournable objet de convivialité.



Viande sauvage

Pendant la période de la chasse, il est devenu courant de pouvoir déguster de la viande sauvage dans des restaurants spécialisés. Les plats vont de la soupe à la grillade et contiennent de la viande de petit gibier (lièvre, perdrix, hérisson, etc) ou de gros gibier (buffle, phacochère, etc).



Accompagnements

Les plats de viande grillée sont généralement accompagnés d'un légume ou d'un féculent, à choisir dans une liste d'accompagnements : frites (des vraies !) de pommes de terre ou de patates douces, petits pois, haricots verts, etc. On trouve également en accompagnement, et selon les endroits, l'alloco (des bananes plantain originaires de Côte d'Ivoire et frites dans l'huile de palme), ou l'igname frit (prononcer " iam "), que l'on déguste avec une sauce piquante composée de piments frais broyés.

 

 

Dessert, le déguè...

Préparé à base de grumeaux de petit mil cuits à point à la vapeur, le déguè est immergé de yaourt ou de lait caillé. Ce dessert se consomme frais, sucré ou non. On peut en savourer à l'ouest du Burkina. Au nord du pays, on le prépare autrement et il est appelé tiobal ou gapal en langue peul.

 

 

... et de nombreux fruits

Selon les saisons : mangues (greffées ou fibreuses, à partir de fin mars), fraises (en février), papayes, mandarines, citrons verts, melons, pastèque, oranges, bananes. Ces fruits cultivés sur place sont en vente sur les étals aux marchés ou au bord des routes. Les sorbets et glaces sont confectionnés à partir de ces fruits tropicaux.


Le miel

Nombreuses provinces du Sud produisent un excellent miel, notamment la région de Fada N'Gourma et la province de la Comoé.



BOISSONS

Plusieurs sociétés nationales commercialisent des boissons sucrées, de l'eau minérale et des bières. Ces boissons peuvent être consommées sans danger. En revanche, étant donné que certains bars ne possèdent pas de frigo, il arrive que l'on boive une bière tiède.


L'eau

Très rarement épurée, elle concentre de nombreuses bactéries et amibes responsables de la plupart des diarrhées. De plus, la préservation de l'eau n'est pas toujours assurée dans des conditions optimales. Aussi, est-il nettement déconseillé de consommer de l'eau - y compris sous la forme de glaçons - dont l'origine est incertaine.

A Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, l'eau de robinet est en principe buvable, en tout cas elle ne présente aucun risque quand on l'utilise pour se brosser les dents, par exemple. Cependant, à table, il est préférable de consommer de l'eau minérale, dont la Lafi, commercialisée dans tout le pays et sous contrôle sanitaire français (il existe à présent des bouteilles de Lafi gazeuse).

Pour les voyages plus aventureux, il existe toute une gamme de produits qui permettent d'épurer l'eau des puits par exemple. Ces produits sont vendus en pharmacie ou dans certains magasins spécialisés. L'eau potable et son accès restent encore l'un des grands problèmes du pays. De nombreux puits ont été creusés dans le pays et, dorénavant, à quelques exceptions près, chaque village possède un ou plusieurs puits.


Boissons artisanales

Les boissons fabriquées de manière artisanale, alcoolisées ou non, peuvent en revanche présenter un certain risque car elles sont préparées avec de l'eau dont l'origine n'est pas toujours fiable. Parmi ces boissons, le limburghi, appelé plus couramment jus de gingembre (prononcé et écrit " zinzembre "), est une boisson fort désaltérante à base de gingembre râpé, de sucre, de citron et d'eau. Fortement poivré, le limburghi est servi glacé. Le bissap, obtenu par l'infusion dans de l'eau de fleurs d'hibiscus et d'oseille rouge, est également très rafraîchissant. On peut l'acheter dans la rue en petits sachets, ou en sirop au supermarché. Une autre boisson courante, est le jus de tamarin, conditionné en bouteilles individuelles de verre.


Du côté des boissons alcoolisées

On trouve, bien entendu, le vin de palme et l'alcool de palme, obtenu par distillation du vin de palme et dont le degré d'alcool varie entre très fort à imbuvable. Assez fréquent dans la région du Sud-Ouest (où l'on trouve les rôniers, il est appelé bangui). Dans la région de Banfora, on fabrique également du rhum artisanal (roux, blond ou brun) d'une très bonne qualité, avec les cannes qui poussent dans la région, irriguées par l'eau du barrage.


Dolo

La boisson nationale reste toutefois le dolo, ou bière de mil, qui accompagne tous les événements (mariages, cérémonies diverses) ainsi que les jours de marché. Symbole d'hospitalité et du partage par excellence, le dolo renforce la cohésion sociale des Burkinabés. La fabrication du dolo se fait en plusieurs étapes qui nécessitent en général trois jours.

Tout d'abord, on fait germer les graines de mil pendant plusieurs jours avant de les moudre et d'en faire une sorte de farine. Cette farine est ensuite mélangée à de l'eau pour former une pâte qui est ensuite bouillie. Le liquide ainsi obtenu va ensuite fermenter avec de la levure pendant une nuit, avant d'être consommé le lendemain.

 

Sucreries

Les boissons de type soda sont couramment appelées " sucreries " par les Burkinabés. On trouve un peu partout du Coca et toutes les boissons de cette multinationale bien connue. Le pays produit également des sodas locaux et du tonic, mais surtout de délicieux jus de mangue Dafani, ou de gingembre, bissap, tamarin... de la marque Ivorio.

 

Bière

Il existe 2 bières locales peu alcoolisées et fort désaltérantes que l'on trouve dans tout le pays : la So.B.Bra (prononcer " sobébra ") et la Brakina. Ces bières nationales sont généralement snobées par les Burkinabés au profit de la Flag, qui est une bière africaine importée, un peu plus lourde, et de la Beaufort (et Beaufort Light). On trouve également d'autres bières importées, comme la Heineken, mais principalement dans les hôtels ou restaurants des grandes villes. La bière préférée des Burkinabés est cependant la Guinness, bière brune irlandaise.


Vin

Au niveau des vins, s'il y avait peu de chances de trouver un grand cru au Burkina Faso il y a encore 5 ans, des caves ont désormais ouvert à Ouaga et Bobo, proposant une bonne sélection bien conservée.


Café

Un bon café est rare au Burkina Faso, même dans les établissements les plus sérieux Le café est en fait du Nescafé, appelé "Nes". Les Burkinabés raffolent de ce Nescafé, qu'ils consomment avec du lait concentré et beaucoup de sucre et qui accompagne le petit déjeuner constitué d'un morceau de baguette beurrée.

 

Côté thé

A part le délicieux " thé à la menthe " qui vous sera offert dans le Sahel, vous n'aurez droit qu'à un sachet Lipton Yellow ou une vague copie de cette marque.


 

 

 

Le Tô

 

 

 

 

 

LES CONTES & LÉGENDES


 


Yennenga est une princesse mythologique originaire du royaume de Dagomba, fille du naba Nedega et de la reine Napoko. Selon la légende, elle est la fondatrice du royaume Moogo (rassemblant les peuples mossis) dans l'actuel Burkina Faso. C'est en voulant fuir son destin qu'elle rencontre Rialé, un chasseur de sang princier. De leur union naît un garçon prénommé Ouédraogo (mot signifiant « cheval mâle » ou « étalon ») en l'honneur du destrier blanc qui conduisit la princesse au jeune chasseur. Yennenga est une figure très populaire au Burkina Faso et le patronyme Ouédraogo est le plus courant chez les mossis.

Yennenga et sa légende restent très présentes dans le Burkina Faso actuel, dont les Mossis sont la population majoritaire. L'emblème national du pays, représenté sur les armoiries, est l'étalon blanc qui guida la princesse. Depuis 2002, elle est l'emblème du parlement à l'Assemblée nationale.

 

Lire d’autres contes du Burkina



 

 

 

Contes et légendes du Burkina Faso

Auteur : Marc Koutekissa
Illustrateur : Yann Sougey-Fils
Langue : français
Éditeur : Cyr Éditions
Année d'édition : 2011
Âge de lecture : À partir de 10 ans

L’auteur, originaire du Congo, parcourt l’Afrique à la recherche de contes. Ce recueil, consacré au Burkina Faso, rassemble une soixantaine de contes, légendes et anecdotes dont l’auteur tire une morale. On y retrouve des versions de contes connus en Europe comme « Le Lion et le rat », « Le Mari de la femme bossue » ou « La Soupe de pierre », attestant que le conte ne connaît pas les frontières et se laisse approprier sans problème.

D’autres sont typiquement africains comme « Les Deux amies » qui reprend le thème de l’enfant terrible, De nombreuses anecdotes se terminent sur une pointe d’humour ou assènent une morale bien sentie sur l’amour que l’on doit porter aux orphelins. La traîtrise est toujours proche de la complicité, les histoires d’animaux nous le rappellent à l’envi, invitant à la prudence dans les relations humaines.

Les textes (soixante-deux) sont courts, agréables. Certains manquent du souffle que l’on connaît à certaines épopées. Mais, dans leur simplicité, ils seront une source pour les adultes qui veulent raconter des contes aux enfants. Une illustration sobre les accompagne, reprenant souvent l’image de couverture.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PROTECTION DE L'ENFANCE ET L'ADOPTION

 

 

Au Burkina Faso comme dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, les enfants et les adolescents sont les premières victimes de  la violence sous ses diverses formes, en particulier la pratique de l’excision, du trafic, l’exploitation économique et sexuelle, le mariage précoce ou forcé. Compte tenu de l’extrême vulnérabilité des enfants, l’UNICEF et ses partenaires tentent de leur créer un environnement protecteur.

Le Burkina Faso a ratifié la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) et la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant (CADBE). Mais dans la pratique l’application des droits des enfants tels que stipulés dans ces conventions se heurte à certaines réalités. La pauvreté croissante de la majorité de la population, les connaissances limitées des différents textes juridiques et l’inadéquation de l’offre éducative contribuent à entraver la mise en application de ces traités.

Le fait que la majorité des enfants Burkinabé n’existent pas sur le plan juridique constitue un obstacle majeur. En effet, plus de 5 Millions d’enfants ne sont pas enregistrés à l’état civil, donc ne possèdent pas d’acte de naissance ; ce qui les rend juridiquement invisibles. Cette inexistence juridique conduit à l’exclusion des enfants : ils ne peuvent pas se présenter aux examens à l’école ; ils ne peuvent bénéficier des services sociaux de base et ne sont pas comptés dans les statistiques nationales.

En collaboration avec les partenaires techniques et financiers, l’UNICEF a mis en place un cadre informel de concertation basé sur la Convention relative aux droits de l’enfant et qui vise la création d’un environnement protecteur pour les enfants Burkinabé ainsi que l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement. Les partenaires ont développé ensemble de nouvelles stratégies de lutte contre les MGF/E, le trafic des enfants, le VIH/SIDA et la délinquance juvénile. L’accent est particulièrement mis sur l’éducation des filles, la santé et l’accès à l’eau potable pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

L’UNICEF œuvre sur plusieurs fronts : le lobbying, le renforcement des capacités des organisations à base communautaire, l’émergence d’une conscience politique et sociale en faveur des enfants. En collaboration avec le gouvernement du Burkina Faso et la société civile, l’UNICEF a récemment pris

  • la création d’un numéro de téléphone gratuit pour les enfants en détresse ;
  • la création de tribunaux pour enfants à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso;
  • la promotion de l’enregistrement systématique et obligatoire de tous les enfants à l’état civil.
Solution : CMSMS - Création : Grain de Sel