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"La perle des Antilles" : HAÏTI

 

 

FICHE D’IDENTITE

Nom officiel : République d’Haïti / Répiblik Ayiti

Aire géographique : Caraïbes

Capitale : Port-au-Prince

Superficie : 27 750 km². C’est presque la taille de la Belgique, deux fois plus grande que l’Ile de France et 23 fois plus petite que la France.

Population : environ 10 millions d’habitants en 2014, c’est-à-dire environ 6 fois moins que la France, c’est l’île la plus peuplée des Antilles.

Régime politique : République démocratique – la première république noire indépendante

Langues officielles : le créole (langue parlée par la majorité de la population) et le français (langue de l’administration).

Monnaie : gourde haïtienne.

Fêtes nationales : 1er Janvier Fête de l’Indépendance, 18 mai Fête du Drapeau.

Décalage horaire avec la France : - 6 heures en été, -7 heures en hiver.

GÉOGRAPHIE

 

Haïti est situé sur une île, l’île d'Hispaniola, qu’elle partage avec un autre pays, la République Dominicaine. Baignée par la Mer des Caraïbes et l’océan Atlantique, elle se trouve à moins d'un millier de kilomètres de la Floride (États-Unis) au Nord-ouest et à une centaine de kilomètres de Cuba et de la Jamaïque à l’ouest. 

Haïti, d'un mot Indien signifiant terres montagneuses, occupe le tiers occidental de l'île et comprend quelques îles proches comme La Gonâve et La Tortue. A l’Ouest, le golfe de la Gonâve qui pénètre profondément donne à Haïti cette forme singulière rappelant une mâchoire de crocodile.

 

Le climat en Haïti est tropical et humide, avec des températures chaudes toute l’année, qui deviennent plus fraîches en altitude. Dans la capitale, Port-au-Prince, la température maximale moyenne varie entre 31°C et 34°C, tandis que la température minimale moyenne varie entre 20°C et 23°C. La température de l’eau de mer en Haïti varie entre 26°C en février et 29°C en août, septembre et octobre.

La saison des pluies s'étend d'avril à juin et d'octobre à novembre, alors que la saison des cyclones (ou ouragans) va de juin à novembre. Durant cette période, Haïti est souvent menacé par des tempêtes tropicales et des cyclones avec des risques aggravés par l’importante déforestation du pays.

 

Le relief d’Haïti est essentiellement constitué de montagnes, de vallées fluviales et de petites plaines côtières qui s’élèvent abruptement. L’Est et le centre du pays constituent un vaste plateau en altitude. Le plus haut sommet, Morne de la Selle, s’élève à 2,680 mètres. 

Les failles sismiques : l'île se trouve sur une zone menacée par les séismes. Dans cette région, deux failles majeures sont connues des géologues et de nombreuses grandes et petites failles fonctionnent ensemble. 

 

Cours d’eau : Haïti est traversé par de nombreux cours d'eau. Parmi les plus importants on peut citer l'Artibonite (en créole haïtien Latibonit)  qui est le plus long fleuve du pays et de l’île entière. Il prend sa source dans la Cordillère Centrale en République dominicaine à 1000 mètres d'altitude et parcourt 320 km, avant de se jeter dans le Golfe de la Gonâve. L'Artibonite est utilisé pour l'irrigation, et produit aussi 25 % de l'électricité du pays par le biais d'un barrage hydroélectrique.

 

Kendra Helmer, USAID

 

 

Pétion ville et alentours

 

 

 

HISTOIRE

 

 

Découvrir l'HISTOIRE D'HAITI

 

PERSONNALITÉS HISTORIQUES CÉLEBRES

Portrait et signature de Toussaint Louverture in John Relly (J. R.) Beard, James Redpath. Toussaint Louverture : a biography and autobiography, Boston, 1863. Domaine public - Source Internet Archive 

Toussaint LOUVERTURE : né en 1743, sur l'île de Saint-Domingue (Haïti), il serait originaire du Bénin en Afrique où son père était un chef important. Toussaint Louverture était un esclave affranchi (libéré) en 1776. Il devient à son tour propriétaire. Puis il se révèle être un vrai chef militaire. Il remporte de nombreuses victoires contre les Français afin d'obtenir l’abolition de l'esclavage. La révolution de Toussaint a poussé à l'abolition de l'esclavage et c'est le premier grand héros d'Haïti.
Arrêté par les Français, Toussaint Louverture est emprisonné au Fort de Joux, en France (Franche-Comté), où il meurt le 7 avril 1803.
Le 1er Janvier 1804, Haïti devient indépendant et pour les Haïtiens, Toussaint reste le père de l’indépendance de la première République noire et le précurseur du mouvement de libération des colonies.

 

Jean-Jacques DESSALINE est un acteur de la Révolution haïtienne et le premier Empereur d'Haïti sous le nom de Jacques Iᵉʳ  (1804-1806). Il figure sur le billet de 250 gourdes.
Il envoie son Général Nicolas Geffrard à Jacmel pour mettre fin aux mouvements contestataires car les anciens esclaves ne sont pas unifiés : des divisions et des désaccords créent des conflits violents et des groupes rebelles se sont constitués autour de différents chefs. Lamour Derance, chef d’un groupe rebelle, est alors arrêté et son parti anéanti.
L’Empire de Dessaline prend fin en 1806,  lorsqu’il meurt dans une embuscade.

 

Henry CHRISTOPHE : autre acteur de la lutte contre l’esclavage et pour l’indépendance est couronné roi en 1811, dans la région Nord d’Haïti (Cap-Haïtien). Son royaume est constamment en conflit avec le sud républicain. Il bâtit le Palais de Sans-Souci. Attaqué par les insurgés, Henri se suicide le 8 octobre 1820. Il se serait tué d’une balle en argent dans une église qu'il avait fait bâtir.

Domaine public -
Source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Henri_Christophe.jpg?uselang=fr

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Portrait et signature de Toussaint Louverture in John Relly (J. R.) Beard,
James Redpath.- Toussaint L'Ouverture : a biography and autobiography,
Boston, 1863. Domaine public - Source Internet Archive
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

DRAPEAU

 

Les armoiries se trouvant sur le drapeau : un palmier flanqué de deux canons blancs tournés vers l'extérieur et de six grands drapeaux bleus et rouges. Ils reposent sur un sol vert où un ruban blanc indique "L'union fait la force".

Petite histoire du drapeau :

Jusqu’en 1967 le drapeau était le drapeau français.


1803
 : premier étendard haïtien symbolisant l'union des Mulâtres et des Noirs dans la lutte pour leur liberté. Le drapeau est rouge et bleu, sur celui-ci est écrit « Liberté ou la Mort ».

 

1804 : Au moment de l’indépendance  on garde les couleurs mais on change le sens. Les lignes sont horizontales.



1806 : On ajoute sur le drapeau la devise « L'Union fait la force » et un carré d'étoffe blanche au milieu duquel furent placées les armes de la République ornées du bonnet de la liberté.

 


1964
 : François Duvalier, Papa Doc, est élu président en 1957 et en 1960, il s'empare de tous les pouvoirs. Il change alors les couleurs du drapeau en noir et rouge. Mais il conserve les armoiries de la République.

 

 

1986 : Après le départ de Jean-Claude Duvalier (fils de Papa Doc), la nation adopte de nouveau le bleu et le rouge.

 

 

La devise nationale est : Liberté, Egalité, Fraternité, similaire à celle de la France.

 

Sources :

 
 
 
 

LA NATURE & L'ENVIRONNEMENT

 

ANIMAUX EMBLÉMATIQUES D'HAITI

On trouve beaucoup d'animaux sauvages en Haïti: des oiseaux (colibri ou wanga nègès en créole, pélican, flamant rose, canard sauvage, oie..), des rongeurs, des serpents, des grenouilles, des mangoustes, des crocodiles, des caïmans, des espèces marines (lamantin, tortue de mer…), etc...

La faune sauvage d'Haïti compte certaines espèces existant uniquement dans ce pays. On dit de ces espèces qu'elles sont « endémiques » à Haïti. La faune haïtienne ne compte pratiquement pas d'espèces terrestres très dangereuses pour l'Homme. Ainsi, on peut se promener sans grand danger dans la nature.

Le nez-long : Le nez-long est un mammifère terrestre, endémique à Haïti. L'appellation de nez-long vient de la forme du nez de l'animal, comme on peut le constater sur la photo. Cet animal est actuellement en voie d'extinction. Jusque vers 1991, on le retrouvait encore dans le parc national de Macaya, dans la plaine de Mare Cochon. La disparition du nez-long est due à l'exploitation massive des réserves forestières haïtiennes. Cette exploitation a été à l'origine de la destruction des niches écologiques qui abritaient l'animal. 

 

FLEURS SPÉCIFIQUES D'HAITI

En raison de ses terres en relief et de ses microclimats, la nature haïtienne possède un grand nombre de plantes, dont certaines n’existent qu’en Haïti. Nombreuses sont les plantes qui ont des vertus médicinales utilisées par la population rurale et par les prêtres vodous. Les sommets d'Haïti sont recouverts de pins forestiers, tandis que les chênes, les cèdres et les acajous peuplent les vallées.

L’orchidée: Il existe plus de trois cent espèces d’orchidées en Haïti dont une grande partie n’existe pas ailleurs dans le monde. Cette belle fleur exotique se nourrit et se reproduit dans les forêts pluvieuses de la zone subtropicale où tout un équilibre naturel s’est développé il y a plus de 40 millions d’années.

 

 

SITES ET RESSOURCES NATURELLES

Le paysage haïtien est en grande partie constitué de montagnes, baignées par les vagues, qui confèrent à l’île une grande beauté.

Afin de préserver les richesses inestimables de sa flore et de sa faune, Haïti a créé  trois parcs nationaux. Dans le nord, le Parc Historique National. Dans le sud le Parc National La Visite, qui vient juste d’être déclaré Réserve de la Biosphère par l’UNESCO, et le Parc National Macaya, dominé par le Pic de Macaya (2,347m), qui abrite une des dernières et plus grande forêt du pays.

 

BASSIN BLEU
Un autre bijou unique de la nature haïtienne, parmi plus beaux paysages du monde, est le Bassin Bleu, en créole haïtien Basenble, situé à l’ouest de Jacmel. Le Bassin Bleu c’est à la fois des chutes et des grottes extraordinaires. Mais ce n’est pas le seul attrait que leur donne la population locale. En effet, selon les légendes locales, les grottes qui entourent les chutes sont la demeure des nymphes des eaux qui se prélassent à l’abri des regards. Aucune chance que les visiteurs puissent les apercevoir puisqu’elles disparaissent au moindre bruit ! 

 

PLAGES
Haïti est également réputé pour ses magnifiques, et parfois sauvages, plages de sable fin de la mer des Caraïbes qui n’ont rien à envier à celles du reste des Antilles.
Les plages aux environs de Port au Prince, mais aussi les plages de Cormier et de Rival, dans les environs de Cap-Haïtien, sont très fréquentées par les Haïtiens et les touristes étrangers. Partout on peut découvrir la beauté des fonds marins, sachant que les plus magnifiques d’entre eux se trouvent aux abords de l’île de La Gonâve. Située sur la côte sud d’Haïti, la Pointe-Ouest a été désignée comme l'une des dix plus belles plages des Caraïbes. C’est d’ailleurs sur cette magnifique plage que Christophe Colomb avait jeté l’ancre le 5 décembre 1492.  
Hormis les plages de sable blanc, il existe aussi celles de sable noir telle que la plage de Raymond les Bains près de Jacmel. Un sable de couleur noire est d'origine volcanique. Il faut faire attention avant de s’y rendre, et bien protéger les pieds, puisque exposé au soleil, le sable de ces plages peut atteindre des températures très élevées qui peuvent provoquer des brûlures graves chez ceux qui y marchent pieds nus !
 

RESSOURCES NATURELLES
Haïti est aussi un pays riche en ressources rares et précieuses telles que l’or, le cuivre, le pétrole, l’iridium, la bauxite (permettant la production d'aluminium). Cependant, ces ressources sont limitées à de petits gisements. Seule la bauxite a été exploitée à une échelle significative.

Sources :
http://www.unicef.org/
http://www.haiti-reference.com/
http://radiovision2000haiti.net/public/
http://www.oiseaux.net/oiseaux/haiti.html
http://www.geo.fr/
http://www.haititourisme.gouv.ht/la-nature/
http://www.haiticulture.ch
http://www.animauxhaiti.0catch.com

 

 

 

 

 

 

Le nez long

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

PEUPLES ET RELIGIONS

 

LES ETHNIES EN HAITI

La population haïtienne est une mosaïque de peuples, qui s’est enrichie d’autres cultures, notamment d’Afrique, d’Europe et des Amérindiens. Une grande partie de la population haïtienne est d’ascendance africaine ou issue du métissage avec des Européens (Français, Italiens, Allemands, Polonais, Portugais et Espagnols). Une part minoritaire de la population est d’origine arabe, arménienne, juive et asiatique (indienne).

 

LES PRINCIPALES RELIGIONS ET CROYANCES

Haïti est un pays laïc, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de religion d’Etat et toute personne est libre de sa propre religion.

Toutefois, la religion occupe une grande place dans la culture haïtienne. La religion catholique est la plus pratiquée sur l’île. En effet, elle a été conservée dans la constitution haïtienne comme la religion officielle d’Etat jusqu’en 1987. La seconde religion très pratiquée est le protestantisme. L’islamisme, le judaïsme et le bouddhisme existent, mais sont des religions minoritaires. 

En parallèle de ces religions, la population haïtienne a développé de fortes croyances vaudou, et cela depuis la période de la colonisation et de l’esclavage. Ce culte originaire d’un ancien royaume d’Afrique de l’Ouest, est toujours très largement pratiqué au Bénin et au Togo et s’est répandu à Cuba, en Amérique et au Brésil. Le vaudou (que l'on prononce « vodoun ») est l'adaptation du mot Yoruba signifiant « dieu ». Il désigne donc l'ensemble des dieux ou des forces invisibles. Les hommes essaient d’obtenir leur puissance ou leur bienveillance. La culture vaudou présente en Amérique et dans les îles des Caraïbes, notamment Haïti, se caractérise par les rites d'« incorporation » (possession volontaire et provisoire par les esprits), les sacrifices d'animaux, la croyance dans les morts vivants (zombies) ainsi que la pratique de la sorcellerie sur des poupées à épingles (poupée vaudou).

Le vaudou était une source d’inspiration pour les esclaves installés en Haïti au XVII siècle. Il fut longtemps l'objet de persécutions ouvertes et officielles et plusieurs gouvernements ont essayé d'interdire sa pratique jusqu'au mois d'avril 2003 lorsqu’il fut déclaré « religion à part entière ».
Le vaudou fascine. Il peut faire peur à certains par méconnaissance ou par peur de l’inconnu parfois mais aussi car il est l’objet d’un grand imaginaire.
Le vaudou s’inscrit dans les traditions et des croyances ancestrales mais il est aussi inscrit dans notre monde moderne, il évolue avec son époque et la civilisation.

LES TRADITIONS

 

LE CALENDRIER ET LES PRINCIPALES FETES

Le calendrier haïtien ne diffère pas beaucoup du calendrier français. La célébration de la Fête de l'Indépendance haïtienne (1er janvier 1804) est l'une des traditions qui rassemble les Haïtiens de tous âges. Aujourd'hui, pour beaucoup d'Haïtiens, cette fête est non seulement le début d'une nouvelle année, mais aussi la traditionnelle soupe au giraumon (sorte de courge à la chair jaune-orange). Cette soupe est en fait un potage aux légumes dans lequel on peut ajouter de la viande et des pâtes alimentaires. D'autre part, il existe de grands carnavals en Haïti, considérés comme les plus grandes manifestations culturelles collectives du pays.

A l'origine, le carnaval est une fête religieuse païenne, qui serait née en Europe. C'est le temps de grandes réjouissances populaires et d'intenses défoulements. La saison du carnaval commence le Dimanche après l'Epiphanie (6 janvier) et dure jusqu'au Mardi gras (autour du 4 mars). Jusqu'en 2012, le carnaval de Port-au-Prince était le carnaval national. Haïtiens et touristes étrangers venaient d'un peu partout pour y assister ou y participer. Depuis plusieurs années, le carnaval de Jacmel est devenu très célèbre. Depuis sa création en 1973, le Carnaval des fleurs, célébré fin juillet a été délaissé jusqu'en 2012.

 

LES JOURS FÉRIÉS EN HAITI (liste non complète)

  • Fêtes Jour Indépendance : 1er janvier
  • Jour des Aïeux : 2 janvier
  • Commémoration du tremblement de terre : 12 janvier
  • Carnaval : 3 mars & 4 mars
  • Jour du travail et de l'agriculture : 1er mai
  • Jour du Drapeau et de l'Université : 18 mai
  • Mort de Jean-Jacques Dessalines, père de la Nation : 17 octobre
  • La Toussaint : 1er novembre
  • Jour des morts : 2 novembre
  • Bataille de Vertières : 18 novembre
  • Noël : 25 décembre

 

L’HABITAT TRADITIONNEL

L’habitat traditionnel urbain est construit en bois, appelé gingerbread. La première maison de ce style remonte à la fin du 19ème siècle. Cette construction a été développée par des ingénieurs haïtiens venant de France, répétant les projets et le design de l’époque coloniale. Aujourd’hui ces maisons sont en voie de disparition. Construites en bois, leur durée de vie est limitée, ne résistant pas indéfiniment aux intempéries et aux actions des termites et aux évènements climatiques qui ont ravagé le pays. Ces bâtiments font donc l’objet d’études et de protection au titre du patrimoine national.

L’habitat traditionnel rural ou modeste est peu étudié. La maison rurale est construite avec des poteaux et des poutres en bois. Le bwa plé (colubrina arborescens) est l’arbre le plus couramment utilisé pour la construction dans les zones rurales montagneuses. Il s’agit d’un bois très dur, naturellement résistant aux attaques des termites et champignons. Les branches sont utilisées pour la confection de poteaux et de poutres tandis que le tronc est débité en planches.

 

LES VETEMENTS ET PARURES TRADITIONNELS

Le vêtement traditionnel haïtien est Antillais : pour les femmes se sont des robes à carreaux, jupes et chemisiers à manches ou à volants, fichus sur la tête avec les mêmes imprimés. Pour les hommes, les vêtements traditionnels sont en coton à carreaux de couleurs précises et un pantalon blanc pour les danses traditionnelles. La coiffe des femmes dans le vêtement traditionnel, le fichu, viendrait de l’interdiction faite aux esclaves et aux affranchis (esclaves « libérés »), à l’époque coloniale, de porter des chapeaux. Seules les femmes blanches avaient ce privilège.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES LANGUES & L'AFA DICO

LES LANGUES

Depuis la Constitution haïtienne de 1987, il existe deux langues officielles : le créole haïtien et le français. Le créole haïtien possède des règles de grammaire, contrairement à d’autres pays où l’on parle créole. Le Créole est la langue maternelle parlée par tous les Haïtiens tandis que le français est la langue des administrations, que l’on apprend à l’école, que l’on entend à la radio, à la télévision ou que l’on peut lire dans la presse. Le français n’est pas parlé par l’ensemble de la population.

Au regard de la position géographique d’Haïti et de sa grande diaspora à travers le monde, l’anglais et l’espagnol sont des langues pratiquées par les fonctionnaires d’Etat, les autorités du pays et la jeunesse.

 

AFADICO pour s’initier à quelques mots de créole haïtien 

FRANÇAIS

CREOLE

Bonjour (du lever à midi) 

Bonjou

Bonsoir  (utilisé l’après-midi)

Bonswa 

Comment tu vas ?

Koman ou ye ?

Comment tu t’appelles ?

Kijan ou rele ?

Moi je m’appelle xxx

Mwen menm mwen rele xxxx

J’avais envie de te voir

Mwen te anvi wèw

Fais-moi un bisou

Fè yon ti bo pou mwen

Bonne nuit

Bỏn nwi

S’il vous plaît 

Sivouplè

Merci

Mèsi

Beaucoup

Anpil

Viens par ici

Vini la

Je viens

M’ap vini

Donnes-moi ca

Banm sa

A plus tard / à demain

Na wè pita / na wè demen

Ne fais pas ca

Pa fè sa

Je veux de l’eau

Mwen swaf dlo

Mets-toi là, assieds toi 

Chita la

As-tu faim ?

Ou grangou ?

Tu veux manger maintenant ?

Wap manje kounyea ?

Ne touche pas 

Pa manyen

Mets-toi debout 

Kanpe

Qu’est-ce que tu as ?

Kisa ou genyen ?

Que veux-tu ?

Kisa ou vle ?

Tu veux ?

Ou vle ?

Allons-nous ?

An ale ?

Je t’aime

Mwen renmenw

Tu veux rester avec moi ?

Ou vle rete avèm ?

Tu as sommeil ?

 dỏmi nan jew ?

Tu n’es pas mon ami ?

Ou pa zanmim / ou pa byen avem ?

Où vas-tu ?

kibỏ ou prale ?

Tu l’aimes ?

Ou renmen sa ?

Tu veux aller avec moi ?

Ou vle ale avèm ?

Chante-moi une chanson

Chante yon ti chante pou mwen

Qu’est-ce que tu dis ?

Kisa ou di ?

Je n’entends pas

Mwen pa tande

Laisse-moi voir ?

Banm wè ?

Apporte moi ça ?

Pote sa ban mwen ?

Tu fais quoi ?

Sa wap fè la ?

Au revoir !

Male,  babay, babay !

Tiens ma main !

Kenbe menm !

Raconte-moi une blague ?

Banm yon ti blag ?

Tu m’aimes ?

Ou renmenm ?

Tu es fatigué ?

Ou fatige ?

Danse pour moi ?

Fè yon ti danse pou mwen ?

Garde ça pour moi ?

Kenbe sa pou mwen / sere pou mwen ?

On va sortir, tu veux ?

Nap soti ou vle ale tou ?

Je t’aime beaucoup !

Mwen renmenw anpil !

Télécharger l'AFADICO

LA MUSIQUE

 

LA MUSIQUE RACINE

La musique Racine d’Haïti provient des traditions ancestrales de Vaudou du Bénin. Il s’agit d’un symbole des cultures des Caraïbes comme le Gwoka en Guadeloupe, le Bèlè en Martinique, la Santeria à Cuba ou le Condomblé au Brésil. Les croyances associées à cette forme d’expression sont souvent mal connues et ont tendance à en détourner le message. La musique Racine a permis à des millions d’esclaves de lutter contre leur sort et de surmonter les obstacles qui leur étaient imposés. La musique Racine a des points communs avec d’autres types de musique. Comme le blues, la musique Racine a représenté une échappatoire à l’oppression et symbolise la rébellion du peuple noir ; de même que le Free-Jazz, la musique a nourri l’esprit de la résistance et de l’insoumission.
Source : http://www.rfi.fr/emission/20140208-jacques-schwarz-bart-jazz-racine-haiti/

 

LE KOMPA (ou compas, ou konpa)

Le terme « kompa » définit un style musical de danse au rythme entrainant, mais peut aussi désigner l’ensemble de la musique contemporaine haïtienne. En 1955, la musique haïtienne a connu une mutation majeure à l’initiative de Jean-Baptiste Nemours, patron d’un orchestre qui sillonnait le pays pour animer des fêtes patronales. Son idée était de ralentir et d’adapter le merengue qui était très en vogue dans l’autre partie du pays, aujourd’hui appelée République dominicaine.

Des années cinquante à aujourd’hui, le Kompa est devenu un style dont les frontières se sont progressivement brouillées de sorte que le « kompa direct » est devenu le « kompa » de même que le « Rock’n’roll » est devenu le « rock ».

Isnard Douby est un fervent représentant du Kompa. A la fois leader et chanteur du System Band, il a également été membre du groupe des Frères Dèjean de Pétion-Ville jusqu’en 1980. Selon lui, le kompa direct est une musique qui ne peut être jouée que par des personnes nées sur le sol et sous le soleil chaud d’Haïti : un joueur de kompa doit donc être cent pour cent haïtien.

Sources :


LE HIP-HOP ET LE « RAP KREYOL »

Le hip-hop haïtien est directement lié au rap haïtien, qui est bien spécifique à Haïti comme son nom « rap kreyol » l’indique. Ainsi, de 1991 et 1996, le hip-hop a légèrement tendance à s’effacer ; ce qui coïncide avec le recul du rap kreyol suite au coup d’Etat du 30 septembre 1991 renversant l’ex-président  Jean-Bertrand Aristide du pouvoir. L’année 1996 marque un tournant dans le rap haïtien car il est davantage mixé. Face à la prolifération des types de rap ou de hip-hop, des catégories spéciales sont nées comme le ragganaval (ou hip-hop naval ou rapnaval) associant le rap au ragga.

Le hip-hop est une musique inspirant une danse dynamique. En Haïti, que ce soit dans la capitale comme dans les provinces, les groupes musicaux à tendance rap sont très nombreux.

Il faut aussi savoir que beaucoup de grandes stars du RNB et du Hip Hop sont d’origine haïtienne (ils ne sont pas nés en Haïti mais ils y ont des origines familiales) : 50 cents, Snoop Dog, Jay Z, etc.

Source : http://www.academia.edu/4539530/Haiti_progres_Histoire_du_rap_haitien


WYCLEF JEAN

Wyclef Jean surnommé « Clef » est né en Haïti et a vécu en Amérique. Suite au meurtre de son cousin à Brooklyn, les parents de Clef ont décidé de déménager dans le New Jersey. La vie de Clef a vraiment changé le jour où sa mère lui a offert une guitare. A partir de ce moment, il a concentré l’intégralité de son énergie, de son temps et de sa passion dans la musique. Les portes du succès se sont ouvertes lorsqu’avec Pras Michel et Lauryn Hill, il a créé le groupe des Fugees qui a vendu plus de 15 millions d’exemplaires de l’opus « The Score ». Wycleaf connait ensuite son premier succès en solo avec « The Carnival ».

Puis, les compétences de producteur de Clef ont été sollicitées de sorte qu’il a collaboré avec les Destiny’s Child, Whitney Houston, Carlos Santana et Shakira. Il a également travaillé avec des grands noms de la chanson comme Michael Jackson, Nora Jones, Bono, Mick Jagger, Tom Jones, Eric Clapton, The Black Eyed Peas et Mary J. Blige.

Désormais, Clef est considéré comme un ambassadeur de la musique dans son pays natal, Haïti. Son style musical qu’il nomme « Ecleftic » lui est très propre.

Source: http://wyclef.com/

 

MUSIQUE & POLITIQUE

Wyclef Jean voulait se présenter à la présidence de la République lors des élections de 2011. Sa candidature a fait beaucoup de bruit mais n’était cependant pas possible. Il a donc décidé de soutenir un autre candidat : Miche MARTELLY. Michel MARTELLY, élu Président de la République d’Haïti en mai 2011, surnommé Tet Kalé (« Crâne rasé » en créole), était un musicien de Kompa réputé en Haïti et aux Etats-Unis.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L'ART (Artisanat, Peinture, Sculpture...)

 

PEINTURE : les naïfs haïtiens et la peinture vaudou

La peinture est une forme d’expression traditionnelle qui se caractérise par des peintures murales et des illustrations empreintes de religion.

Les naïfs haïtiens : après la Seconde Guerre mondiale, le peintre et professeur américain Dewitt Peters a créé une école d'art et de peinture à Port-au-Prince. Son enseignement était influencé par les courants occidentaux et américains. Peters étant impressionné par le style naïf des peintres des rues, et leur fournissait du matériel afin qu’ils puissent exprimer leur talent. Cette vague d’artistes est devenu célèbre et marque le début de l’ère des « naïfs haïtiens ». Ce courant a intrigué les artistes occidentaux tels qu’André Breton qui admirait cet art ou encore Jean-Paul Sartre, célèbre écrivain français qui s’est rendu en Haïti à cette époque.

Au cours des années 1950, la peinture haïtienne a connu une importante évolution s’ouvrant à de nouvelles formes d’expression. L’art naïf haïtien s’est répandu dans le monde entier. Il a ainsi été accueilli dans le Museum of Modern Art de New York et reproduit dans le Time Magazine.

Le terme de « naïfs » désigne un style dominé par les couleurs et les sujets populaires (scènes de rue, marchés animés, combats d'animaux, etc.). Les œuvres de naïfs haïtiens connaissent un grand succès et sont de plus en plus recherchées.

 

Peinture vaudou : très tôt la peinture haïtienne a été marquée par la culture vaudou. A cet égard, les deux artistes les plus renommés sont Hector Hyppolite et Robert Saint-Brice. Au début des années 1970, un centre d’art a été créé dans le but d’accueillir des artistes autour du thème du mystère vaudou. D’abord installé à Pétion-Ville, dans la banlieue de Port-au-Prince, il a déménagé en 1973 à Soisson-la-Montagne, à une cinquantaine de kilomètres de Port-au-Prince, sur les hauteurs de Pétion-Ville. Ce centre était composé de maçons, de cuisinières, de jardiniers et de paysans qui ont obtenu un local et du matériel pour exprimer leur talent à travers la peinture vaudou. Leur école a été baptisée « Saint Soleil ». Quand la communauté s’est séparée en 1978, certains peintres voulaient continuer l’aventure et se sont donc réunis sous le nom des « Cinq soleils ». Ils ont influencé de nombreux autres artistes en Europe et aux Etats-Unis notamment. Pendant longtemps, les œuvres de ces artistes se vendaient dans des magasins improbables tels que les boutiques touristiques aux côtés de la peinture naïve. Ce n’est plus le cas désormais puisque la peinture vaudou a une grande renommée et est donc vendue à des prix élevés dans les galeries américaines et françaises.
Source : http://www.collectif-haiti.fr/peinturesculpture.php

 

Jean-Michel BASQUIA

D’origine portoricaine par sa mère et haïtienne par son père, Jean-Michel Basquiat est né en 1960. Dès son plus jeune âge, il développe un intérêt très prononcé pour l’art, qu’il cultive en allant visiter des musées avec sa mère. En 1976, Basquiat commence à peindre au spray à Manhattan et ses œuvres dégagent une certaine poésie même s’il représente des symboles assez étranges. En 1978, il quitte le nid familial. Il subvient à ses besoins en vendant des T-shirts et des cartes postales dans la rue. Il rencontre David Bowie, Madonna, Andy Warhol. C’est en vendant l’une de ses cartes postales à ce dernier que Basquiat connaitra un tournant déterminant de sa vie.

La carrière de Basquiat se divise en trois périodes spécifiques :

  • de 1980 à 1982 : il représente beaucoup la mort à travers des silhouettes squelettiques et des visages s’apparentant à des masques.
  • de 1982 à 1985 : l’artiste révèle son intérêt pour son identité et son histoire en dessinant des personnages historiques ou contemporains noirs et qui ont un rôle significatif lors d’évènements importants. Son travail consiste majoritairement en des peintures sur panneaux multiples, remplies de superpositions d’éléments allant de l’écriture au collage.
  • de 1986 à 1988 : Basquiat peint en utilisant des techniques et de styles inédits. En février 1987, le décès d’Andy Warhol le bouleverse et vient s’ajouter à son mal-être, ayant été son seul ami à le comprendre vraiment.

Si Basquiat reconnaît s’être fortement inspiré de Dali, de Picasso, de Goya ou de Warhol dans ses créations, l’œuvre qui en est ressorti notamment dans la dernière période de sa vie a eu un impact important sur de nombreux autres artistes tels que Marc Gonzales, Kelly D. Williams ou Raymond Morris. Basquiat s’éteint malheureusement à l’âge de 27 ans d’une surdose de drogue.

Source : http://www.jean-michel-basquiat.net/

 

Jerry ROSEMBERT (graffeur)

Jerry Rosembert, né à Port-au-Prince en 1984, perd sa mère vers ses six ans. Très brillant à l’école, il dessine souvent en classe. Il commence à dessiner occasionnellement à l’âge de trois ans. Ce n’est qu’en 2001 qu’il découvre le graffiti et fait la connaissance d’un ami qu’il considère comme son grand frère, Jean Walter Senatus connu sous le nom de PAPA K-Tafalk. Ce dernier a beaucoup influencé le monde du hip-hop créole et a tout fait pour le faire évoluer, incitant Jerry Rosembert à faire de même à travers le graffiti. En 2008, ce grand-frère est décédé dans un accident de voiture ce qui cause beaucoup de peine au dessinateur. Ce dernier s’inscrit à une école d’art où il étudie durant deux ans avant d’abandonner ses études pour se former seul et retourner « dans les murs » pour respecter la promesse faite à K-Tafalk.

C’est en faisant son premier graffiti social sur le mur de la faculté des sciences qu’il se fait connaitre. Il est invité à des conférences et instaure un nouveau style de graffiti qui puise sa source dans sa volonté de mettre en place une révolution artistique.

Source : http://www.collectif2004images.org/Jerry-Rosembert-Graffiti-artiste-social-d-Haiti_a135.html

 

PEINTURE DES TAPTAPS

Le « taptap » est le moyen de transport le moins cher en Haïti. Il s’agit de bus, de camions ou camionnettes, ornées de peintures montrant des scènes de la vie quotidienne, des images et des citations bibliques, des proverbes ou de la publicité. Par tradition le propriétaire fait de son bus une œuvre d’art.

 

LE FER DÉCOUPÉ ET LA SCULPTURE

Le fer découpé appelé "Bosmétal" en créole haïtien, est un art singulier en Haïti originaire de la banlieue de Port-au-Prince. Il s’agit d’un art de récupération de bidons de fuel. Ces derniers sont récupérés et leur couvercle découpé, fondu et fendu dans toute la longueur pour obtenir une grande plaque de métal qui est ensuite passée au feu afin d’éliminer tout résidu de pétrole et de peinture. Une fois le métal assoupli, l’artiste peut sauter dessus pour obtenir une surface plate. Cette plaque est rendue plus malléable grâce à un fragment de rail de chemin de fer utilisé pour marteler le support. Ensuite le dessin est tracé à la craie au gré de l’imagination de l’artiste qui puise généralement son inspiration dans le vaudou et ses esprits, dans les créatures mythiques ou dans la vie de tous les jours. Le dessin est ensuite découpé de manière à obtenir une sculpture que peut être remodelée et ciselée. L’artiste effectue ce que l’on appelle le repoussage. Enfin, l’artiste lisse son œuvre avec du papier de verre, la signe s’il le souhaite et la passe au noir de fumée avant de la vernir ou de la peindre avec des couleurs vives et de la laisser sécher au soleil.

La réalisation d’une telle pièce prend plusieurs jours et on la qualifie de travail de dentellière pour la patience, la finesse et la délicatesse qu’elle requiert.

Source : http://www.galeriesaintcyr.com/histoire_de_l27art_haitien.html

 

                                       

La sculpture haïtienne est moins décrite dans les ouvrages que la peinture. La sculpture peut être effectuée sur bois, racine, pierre, argile et métal.

Source : http://www.collectif-haiti.fr/peinturesculpture.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


A travers les rues de Port au Prince,
de nombreux graffitis de JERRY peuvent être admirés.

 

 

 

Peinture des TAPTAPS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA LITTÉRATURE, LE CINÉMA ET LE SPORT

LES ÉCRIVAINS

Haïti dispose d’une littérature très riche. De nombreux écrivains haïtiens sont très connus et reçoivent souvent des prix littéraires. Qu'ils vivent à Haïti ou dans d'autres pays, Franketienne, Lionel Trouillot, Dany Laferriere, René Depestre, Yannick Laens, Louis-Philippe Dalembert mais aussi Kettly Mars, sont des écrivains haïtiens reconnus et leurs œuvres sont passionnantes.


ÉCRIVAINS POUR ENFANTS

Mimi Barthélémy : c’est le pseudonyme de Michèle Armand, née à Port-Au-Prince en 1939. Elle voyage beaucoup en France, en Amérique latine, en Afrique etc. A travers le conte, elle  manifeste sa volonté de quête personnelle de son identité de femme haïtienne vivant hors de son pays. Pendant un an au Honduras, elle travaille avec les indiens caraïbéens noirs à la mise en place d’un spectacle dans le but qu’ils se réapproprient leur histoire. A son retour en France, elle commence à conter en créole et en français afin de mêler les deux cultures qui lui ont été transmises. A partir des années 1980, elle écrit ses propres histoires et les conte avec des musiciens dans les centres culturels, des bibliothèques, des appartements, des prisons et des hôpitaux.
En 1987, elle souhaite créer un lieu pour le conte et anime ainsi "Le Petit Contoire" où elle présente au public parisien les conteurs les plus prestigieux.
Elle créé également des spectacles qu’elle présente dans des théâtres tels que des contes chantés de tradition haïtienne : L'oranger magique,  La reine des poissons, Tendez chanter l'amour (présenté au Festival d'Avignon en 1996), Voyage en papillon. Elle est également comédienne et joue dans de nombreux lieux, festivals, salons du livre en France, Haïti et dans le monde entier. Elle préside également des jurys de contes.
Elle décède en 2013.

Source : http://www.mimibarthelemy.com/bio/?PHPSESSID=3cbcddacca1aef5dea855231
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Mercedes Foucard Guignard, connue par son nom d'artiste Déita (ou Deyita) : Déita est née le 21 septembre 1935 à Port-de-Paix dans le nord-ouest d'Haïti. Écrivain, conteuse, dramaturge et ethnographe autodidacte, Déita est aussi professeur. Spécialiste de la langue créole, elle enseigne le théâtre et le savoir-vivre. Elle est l'auteure d'une quinzaine de publications traitant de la culture haïtienne : essais, contes, poésie, romans et théâtre, en langue française et créole.
Déita est décédée le 29 décembre 2012 en sa résidence à Pétion-Ville.

 

CINEMA, ACTEURS, COMÉDIENS
Nombre de stars comédiennes et/ou dans le cinéma sont d’origine haïtienne comme l’humoriste Anthony Kavana ou Eddy Murphie.

 

SPORTS

En Haïti, le football est un sport très populaire. Partout dans le pays, les compétitions internationales réunissent les populations autour d’un poste de télévision. Il est aussi très fréquent de voir des enfants ou des adolescents jouer au football sur un terrain improvisé.
Le basketball et la boxe sont également très populaires.

 

Eloi WAGNEAU, joueur de football
Eloi Wagneau est né en 1973 à Port-au-Prince et a grandi heureux la balle au pied. Alors qu’il a neuf ans, sa famille décide de quitter Haïti pour la France. Il ne renonce cependant pas au football et signe une licence au Red Star club français où il reste quatre ans. A la veille de ses dix-huit ans, il est retenu au centre de formation RC Lens. Roger Boli, alors Lensois, le prend sous son aile et s’instaure entre eux une grande complicité. Eloi Wagneau est caractérisé par sa nonchalance naturelle. Au cours de sa carrière, il a joué dans des clubs de foot prestigieux tels que : Marseille, Nancy, dans le Pas-de-Calais, Monaco et en Belgique également.
Source : http://wageloi.free.fr/index.php3?page=bio

Samuel DALEMBERT, joueur de Basketball
Samuel Dalembert est né en 1981 à Port-au-Prince et a vécu en Haïti pendant quatorze ans avant d’emménager à Montréal. Il est l’unique joueur de la NBA natif d’Haïti. Il devient citoyen canadien en 2007 et parle couramment français. Il est l’un des joueurs de la NBA les plus dévoués aux personnes dans le besoin. Il a beaucoup soutenu les victimes du tremblement de terre et s’est engagé à faire des dons importants à UNICEF.
Source : http://www.nba.com/playerfile/samuel_dalembert/bio/

 

LE TOURISME

 

CITADELLE, SANS SOUCI, RAMIERS

Ce site est une remarquable illustration de l'histoire d'Haïti. Les monuments qui y sont présents ont été construits au début du XIXe siècle lors de la déclaration d’indépendance d’Haïti. Le palais Sans-Souci, les édifices des Ramiers et la citadelle sont des symboles de liberté en ce qu’ils ont été construits par des esclaves noirs qui venaient à peine de briser leurs chaînes. Ce site est localisé au sein du parc national historique créé par décret présidentiel en 1978, parmi les pics rocheux recouverts par une végétation luxuriante.

Le 1er janvier 1804, l’indépendance d’Haïti a été proclamée par Jean-Jacques Dessalines, le principal meneur de la révolution, après quatorze ans de lutte des esclaves noirs de l'île contre les colonisateurs. C’est à cette occasion que Dessalines a fait construire l’énorme forteresse sur le pic Laferrière, ou pic Henri, 28 km au sud-ouest du cap d'Haïti. En 1807, Dessalines est décédé et la République haïtienne s’est retrouvée divisée en deux Etats : la partie sud, gouvernée par Pétion, et la partie nord, où Christophe s'est autoproclamé roi en 1811. La citadelle Henri, initialement conçue pour défendre la liberté, a été maintenue comme forteresse et n’a été inaugurée qu'en 1813. Durant la même période, le roi Christophe (Henri Ier) a fait construire un palais entouré de jardins, au pied de la route d'accès à la citadelle, près du village de Milot. La citadelle Henri caractérisée par son style militaire a été construite à une altitude de 970 mètres et couvre une superficie d’un hectare environ. Son plan a été dessiné par le Haïtien Henri Barré, sous l’influence très probable du général Christophe.

Source : http://whc.unesco.org/fr/list/180

 

CENTRE HISTORIQUE JACMEL

La ville de Jacmel a été fondée en 1698 à la place d’un ancien village précolombien. Malgré sa vocation de port d’exportation, Jacmel est une ville côtière qui a su conserver sa trame urbaine et développer des rues piétonnes en gradins. Cette ville reste marquée par les vestiges du système défensif colonial ainsi que par son histoire récente de par le rôle qu’elle a joué dans le mouvement de libération de l’Amérique du Sud. En partie détruite au cours d’un incendie en 1895, Jacmel a été reconstruite à partir de maisons préfabriquées venues d’Europe et principalement de Belgique. L’architecture de Jacmel se caractérise désormais par des constructions en bois, maçonnerie de roches et de briques, des galeries et des balcons souvent en fer et fonte travaillés.

Source : http://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/1947

 

 

 

 

 

 

LA GASTRONOMIE


Lorsque Christophe Colomb a découvert l’archipel en 1492, les conquistadores ont non seulement découvert de nouveaux peuples mais aussi de nouvelles cultures. Ils ont d’ailleurs été surpris par la diversité des produits : les poissons des eaux chaudes, les tortues, les tubercules, le gibier, les fruits, les légumes, le maïs... et l’existence de certains ustensiles comme le boucan transformé en barbacoa par les explorateurs et connu de nos jours sous le nom de barbecue. 

La cuisine créole, très présente en Haïti, est issue de la rencontre des colons européens et des esclaves africains. Elle se compose de produits exotiques, d’épices, d’aromates, de piment, de rhum et de sucre. Parmi les spécialités, on peut compter le riz aux haricots rouges, le court-bouillon de poisson à la créole, les soupes épicées et préparées avec de la chair de poisson ou de la viande, des légumes et des tubercules tels que: la patate douce, l'igname, le chou caraïbe, la banane plantain, le fruit à pain ou l'arbre à pain, etc.

Les boissons créoles sont des mélanges de fruits tropicaux, sucre, épices, avec parfois du rhum. Même si le punch créole et la liqueur de coco sont très appréciés, les jus de fruits sont également succulents tels que : l'ananas, la papaye, la mangue, la cerise, la passion, la goyave, etc.  

Source : http://www.haiticulture.ch/Cuisine_haitienne.html

 

 

RECETTES LOCALES 

Marinades populaires/pikliz (pickles) (partout sur le territoire national) par Jean Chérubin RENÉ

La marinade épicée de la cuisine quotidienne faite au pilon avec persil, ail, piment, poivre en grains, thym, poireau, jus d’orange amer  et de citrons, de sel, un cube Maggi, ajouter de l’eau, une mesure  de farine de blé, une pincée de bicarbonate afin de relever la pâte. Mélanger  avec une cuillère en bois, le tout dans un récipient, pour que le mélange soit homogène. Faire frire dans une huile bien chaude. Puis consommer avec des pikliz (pickles).

 

RECETTE DES PIKLIZ

Ingrédients : un morceau de chou pommé et bien blanc, des carottes, des oignons, un piment doux rouge ou vert, des piments boucs (piqués), des petites tomates, des échalotes, du bon vinaigre.

Nettoyer et éplucher, laver et essuyer soigneusement ces légumes, les couper en menus morceaux. Bien nettoyer un plat, placer les ingrédients avec gout tout en harmonisant les couleurs, verser  dessus le vinaigre  en ajoutant du sel fin, les mélanger et laisser reposer pendant quelques minutes puis servir.

 

Démonstrations :

Les ingrédients                                                 Les marinades aux pikliz           

 

   

SOUPE GIRAUMON (soup joumou),  soupe traditionnelle (nationale) par Jean Chérubin RENÉ

L’histoire de la soupe traditionelle de giraumon remonte  au premier janvier 1804 : le jour où Haiti a pris son indépendance. C’est une histoire sacrée qui reste gravée dans la mémoire des Haitiens. Depuis lors, on prend la soupe au giraumon pour célébrer la fête de l’Indépendance d’Haiti. 

 

Mode de préparation : mettre dans une marmite profonde un bon morceau de poitrine de jarret, des os de boeuf, de cabri ou de porc. Les assaisonner avec du jus d’orange amer.

Piler un poireau, une gousse d’ail, une pointe de piment piqué, du sel, des clous de girofle, un morceau de cube (maggi). Ajouter ce mélange à la viande sur feu doux puis ajouter de l’eau. Quand la chair devient cuite, ajouter une ou deux carottes, un navet, quelques feuilles de choux, une dizaine de feuilles d’oseille attachées à un cordon, une branche de celeri, un piment piqué, 2 ou 3 pommes de terre, 2 ou 3 malangas, un morceau d’igname et d’autres vivres (légumes) à volonté, un bon morceau de joumou de couleur bien jaune (sorte de courge locale) puis une quantité d’eau suffisante. Faire reprendre l’ébullition, couvrir pour éviter l’évaporation et continuer la cuisson 1 à 2 heures. A point, enlever les feuiles d’oseille. Ecraser le joumou au tami pilon. Le délayer dans la soupe salée. Ajouter un rien d’eau s’il en manque. Ajouter une bonne cuillère de beurre et servir chaud.

 

Les ingrédients :                                                           La soupe

        

                

PAIN PATATE par Kerlyne MARSEILLE

Le dessert typique par excellence… un vrai délice !

Cuire, éplucher et écraser 5 patates douces moyennes.
Ajouter 2 figues bananes écrasées avec du jus de citron. Bien mélanger.

Mettre 2 cuillères de beurre et mouiller avec un verre de lait entier, 1 verre de lait concentré et 1 verre de jus de coco. Sucrer au gout avec du sucre brun.

Ce mélange peut être préparé dans une casserole, sur feu doux, en tournant constamment. Apres quoi la cuisson au four ne nécessite que 30 à 45 mn.

Verser dans le mélange 1 tasse de raisins secs, le zeste d’un citron et éventuellement un peu de coco râpé. Épicer de cannelle, muscade, 2 clous de girofle, gingembre et 1 pincée de sel. Le mélange doit être vraiment parfumé. Verser ensuite dans un moule beurré et mettre à four moyen pendant 1h30, ou bien dans le micro-onde pendant 40 mn.

 

DOUCES COCOYER par Kerlyne MARSEILLE

Râper de la noix de coco. Faire bouillir une tasse d’eau, épicée de cannelle, de muscade et d’un zeste de citron. Verser cette préparation sur la noix de coco râpée avec un peu de lait et 1/2 tasse de sucre. Mettre le tout à feu moyen, en tournant avec une cuillère en bois. Lorsque le mélange brunit et se détache du fond de la casserole, sortir du feu. Battre énergiquement avant de verser sur une plaque. Laisser refroidir et découper en carrés et losanges. 

 

 

 

 

 

 

 

                                               Jus de coco

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES CONTES & LÉGENDES

 

MALICE ET LE BOEUF DE BOUKI
par Déita (Mercedes Guignard) – traduit du créole

Il était une fois à Chansolme, à quelques kilomètres de Port-de-Paix, Nonk Bouki qui avait un bœuf. Mais ce bœuf, il l’avait caché à cause de son compère Malice. 

Bouki a toujours mis Malice dans de beaux draps. Malice, à son tour, tend toujours des pièges à Bouki. Cependant, ils ont été et ils sont inséparables. Certains disent que Bouki est l’oncle de Malice, mais il n’en est rien. Ils sont deux compères. L’un est rusé, débrouillard ; l’autre est maladroit et gourmand. 

Alors que Bouki engraissait son bœuf à l’insu de son ami et compère...

Télécharger : Malice et le boeuf de Bouki

 

 

TI-SOUFRI 

Résumé – traduction libre par Jean Chérubin RENÉ 

Ti-soufri est l'histoire d’une petite fille orpheline de père et de mère. A la mort de ses parents, elle est obligée d’aller vivre chez sa marraine, où tout est sous sa responsabilité : préparer la nourriture, faire le ménage, aller chercher de l’eau très loin, etc…. 

Un jour, sa marraine est sortie et Ti-soufri n’a rien à manger. Or, la marraine a laissée trois oranges sur la table. Affamée et adorant les oranges, la petite raisonne mange une des 3 oranges délicieusement et cache les graines sous ses cheveux. 

Quand sa marraine est de retour, elle constate qu’il manque une orange et demande à Ti-soufri qui a osé prendre une des trois oranges qui étaient sur la table ? 

Elle répond « c’est moi-même» !!! 

Oups !!! La marraine commence à fouetter, bousculer, injurier la petite et la met à la porte jusqu’à ce qu’elle trouve l’orange pour remplacer celle qu’elle a mangée. 

Elle ne sait pas où aller. Avec beaucoup de larmes aux yeux pendant qu’elle court, elle passe tout près du cimetière du quartier  là où est enterrée sa mère. Elle reste sur la tombe, crie, la supplie de l’aider. Pendant qu’elle pleure sans arrêt, il commence à faire nuit et le sommeil l’emporte. A la tombée du jour elle regarde par ci, par-là et remarque un petit oranger qui pousse timidement : c’est l’une des graines qu’elle détient sous ses tresses. 

Wow !!! Un air d’espoir apparait sur le visage de Ti-soufri, elle commence à chanter une vraie chanson magique. 

Ti pye zoranj, pouse, pouse, ti pye zoranj !
Ti pye zoranj, pouse, pouse, ti pye zoranj !
Marenn pa manman !
D’un moment à l’autre le petit oranger grandit. 

Ti pye zoranj fleri, fleri, ti pye zoranj ( 2 fwa)
Marenn pa manman !
Ti pye zoranj, fleri, fleri, ti pye zoranj 

Dans un clin d’œil le petit oranger fleurisse et le visage de Ti-soufri est rayonnante de joie et lui donne plus de force à chanter. 

Ti pye zoranj, donnen, donnen, ti pye zoranj ( 2 fwa)
Marenn pa manman
Bèl ti zoranj donnen, donnen, ti pye zoranj ! 

D’un moment à l’autre l’oranger donne des fruits bons à récolter, qu’elle cueillie et retourne chez sa marraine. 

Dès son arrivée, sa marraine ne fait que toucher les oranges magiques et elle tombe pour toujours là où sont les parents de Ti-soufri. 

Ti-soufri vend chaque semaine une quantité d’oranges venant de son oranger. 

Télécharger : Ti-soufri (en créole)

 

 

 

 

LA PROTECTION DE L'ENFANCE ET L'ADOPTION

 

En Haïti, la population est très jeune : 42% de la population a moins de 18 ans. Les parents n’ont malheureusement pas toujours la possibilité d’offrir de bonnes conditions de vie à leurs enfants. C’est pourquoi beaucoup d’entre eux sont séparés de leur famille. Un grand nombre d’enfants vivent chez des Haïtiens qui les accueillent et les font souvent travailler (les enfants « restavek », « qui restent avec » une autre famille que la leur). Beaucoup sont également placés dans des maisons d’enfants (crèches et orphelinats). 

Pour ces enfants qui rencontrent de grandes difficultés, il existe plusieurs mesures de protection. L’une de ces mesures est l’adoption qui a pour but de donner une famille à un enfant qui en est privé. En Haïti, le premier texte de loi établi pour réglementer l’adoption est le Décret du 25 mars 1966. Il avait alors pour objectif d’encadrer les déplacements familiaux à l’échelle nationale (dans le pays). La deuxième législation sur l’adoption en Haïti du 4 Avril 1974 puis la troisième du 15 novembre 2013 sont basées sur le concept de l’intérêt de l’enfant. Selon ce principe, les autorités du pays de l’enfant doivent s’assurer que l’adoption est la meilleure solution pour l’enfant. 

A partir des  années 1980 un phénomène d’exode des Haïtiens (c’est-à-dire le départ de nombreux Haïtiens vers d’autres pays) a favorisé l’adoption internationale via les adoptions intrafamiliales (adoption par la famille élargie, par un oncle et/ou une tante, par exemple) et celle faites par des étrangers. Par la suite, l’adoption internationale est devenue majoritaire en Haïti par rapport à l’adoption nationale. La France est d’ailleurs l’un des principaux pays accueillant des enfants haïtiens adoptés.

Malgré les problèmes économiques et les catastrophes naturelles les autorités haïtiennes ont eu la volonté de régulariser et d’encadrer les procédures d’adoption afin de garantir le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. Ainsi Haïti a signé la Convention des droits de l’enfant en 1994 et applique désormais la Convention de la Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale.

Certains enfants adoptés en Haïti peuvent, par la suite, désirer revenir vers leurs racines, leur culture d’origine et parfois rechercher leurs origines, leur histoire avant leur adoption. Ces recherches ne sont parfois pas faciles lorsqu’il s’agit de retrouver les familles de naissance. En effet, les réponses sont parfois introuvables faute de documentation, les familles sont très grandes et souvent éloignées du centre administratif qu’est Port au Prince et où se trouve la plupart des autorités qui pourront aider dans ce type de recherches. Toutefois, les autorités en charge de l’adoption en Haïti ont voulu affirmer leur volonté d’aider à cette recherche des origines : la loi de novembre 2013, réformant l’adoption, introduit un article spécifique sur la conservation des données et la recherches des origines. L’existence de cet article démontre l’intérêt que portent les autorités haïtiennes à cette question.

BIBLIOGRAPHIE & LIENS

Bibliographie et Liens hypertextes (sources)

www.haiticulture.ch

www.zoomsurhaiti.com

INCS (Reconstruire en Haïti, habitat vernaculaire haïtien)

 

Données diverses notamment sur les ethnies :

http://www.axl.cefan.ulaval.ca/amsudant/haiti.htm

http://mae.gouv.ht/uploads/Livret_Manuel_de_fonctionnement_du_V_Sommet_AEC22.pdf

http://www.cnda.fr/cartables/haiti.htm

http://www.haiti-reference.com/religion/vodou/)

 

Calendriers grandes fêtes et festivals :

http://www.ambafrance-ht.org/Calendrier-des-jours-feries,1509

http://www.haiti-montreal.org/demo/page_jour_ferie.php

http://www.haiti-reference.com/calendar/

 

Des histoires pour les enfants

Bertrand Solet, Père Castor, Les révoltés de Saint-Domingue,  Collection Castor Poche (1999)
Un roman pour ados, évoquant la révolte des esclaves d’Haïti, il y a deux siècles.

Mimi Barthélémy, Contes diaboliques d’Haïti (1995),  L'écorchée-marraine (contes haïtiens – 1998) ou L’histoire d’Haïti racontée aux enfants (2004), etc.

 

Solution : CMSMS - Création : Grain de Sel